Rechercher sur le site Internet
avec


Membre du

Groupement Archéologique de Seine-et-Marne


Imprimer cette pageAjouter cette page dans vos favoris Faire de ce site votre page de démarrageEnvoyer un courriel

Nombre de visiteurs :

compteur

Liens :



Ce site est référencé sur

Visitez le site portail sur la Seine et Marne

COPYRIGHTS ET DROITS D'AUTEUR

Accueil / La SHCB raconte... / La Mussine >>
Police d'écran normal Agrandir la police à l'écran

Modifiée le 18/02/2015

LA MUSSINE

La Mussine


«Collections de cartes postales de la SHCB»

La Mussine s’appelle aujourd’hui :

Parc résidentiel de loisirs
du Châtelet-en- Brie


Elle est située à quelques encablures du centre du Châtelet en Brie sur la route de la Coudre.
Ce lieu et cette maison ont connu diverses destinations, et différents propriétaires se succédèrent  avant 1965.
Quelle est l’origine de ce nom ?
C’est un mot de la même famille que ce verbe du 12ème siècle « musser » ou « se musser », soi mucer,  se cacher, issu du gaulois mukyare, « cacher ».

Exemple : Etre mussé derrière un fourré. Se musser (on disait aussi se mucher).
La « Mucine » ou « Mussine » c’est aussi, comme l’indiquent les cadastres de 1812 et de 1845, un lieu-dit qui faisait partie d’un ensemble de 12 hectares de bois, prés et vergers.

Plan de la Mussine


Cadastre de 1812 "Archives communales"

Plan de la Mussine


Cadastre de 1845 "Archives communales"

Quels en furent les propriétaires successifs?
L’un des premiers acquéreurs en fut M. Polycarpe POUSSIE qui était à la tête de biens très importants en Ile de France. Dans la région du Châtelet, il possédait notamment le château des Dames, et de nombreuses terres d’une superficie de 470 ha. Mais il avait aussi des terrains et des immeubles à Aubervilliers, Saint Denis, Pantin, La Courneuve, Le Pré-Saint-Gervais, Le Bourget et Drancy. A sa mort, en 1897, c’est son fils Paul qui lui succède.
Paul POUSSIE jusqu’en 1900, puis sa veuve Louise Eugénie POUSSIE/DAVID jusqu’en 1913 exploiteront cette propriété.
C’est ensuite leur fille Odette et M. Jean Jacques DOLLFUS qu’elle épouse en 1911 qui gèreront tous ces biens jusqu’à la mort de madame Louise Eugénie POUSSIE/DAVID en 1948. A ce moment là madame Odette DOLLFUS en devient la seule héritière.
Mais le domaine de la MUSSINE fut vendu entre 1915 et 1921.
En effet, au recensement de 1921, le logis prend le nom de «Villa Colette».
Pourquoi ce prénom?
Il est celui de l’épouse du propriétaire des lieux, M. Roger VARIGANET, né à Saïda en 1872; alors que Madame est native du Creusot en 1886. Ils ont deux domestiques, Emilie et François PROVOST âgés respectivement de 72 et 62 ans.
 C’est aux alentours de 1925 que «LA MUSSINE» est transformée en un élevage de poules dont les cabanes s’étendaient jusqu’en contrebas de la route. Un certain M. BERTIER s’occupait de ce poulailler, mais on ignore à ce jour qui en était propriétaire. Etait ce encore M. VARIGANET jusqu’à la cession à M. ULMER?
En effet, la propriété fut acquise ensuite par M.ULMER, un industriel fabriquant des bouteilles d’oxygène destinées entre autres choses, à la marine et à l’aéronautique. On se souvient encore aujourd’hui, de la camionnette blanche traversant le village, sur laquelle était inscrit: oxygénothérapie.
M.ULMER conserva le nom de «Villa Colette» et en fit sa résidence secondaire dont le régisseur était M. Norbert de Paix de Cœur.


«Collections de la SHCB» Photo aérienne

Durant la guerre, il y éleva quelques vaches et un mulet. Cela fut une aubaine pour quelques châtelains qui purent s’approvisionner en lait et en beurre. Pour la petite histoire, il est bon de savoir que M. ULMER prit la direction du groupe F.F.I du Châtelet, créé en 1944 par le conseil municipal.
M. Jacques Léon PIALOUX époux TARDY-PAINT, docteur en médecine à Melun, acquiert la maison et le «poulailler» en 1959.

Il revendra son bien en 1965 à M. Max MOREL, résidant à Coulommiers.
Le domaine prendra alors le nom du lieu-dit: «LA MUSSINE».
Après l’adduction d’eau venant du hameau de la Coudre, M. MOREL reçoit l’autorisation préfectorale d’exploiter sa propriété en «Caravaning Club LA MUSSINE»de 4ème catégorie en 1965 et de 1ère catégorie le 14 octobre de la même année.
C’est en septembre 1965 que l’inauguration du caravaning a lieu, en grandes pompes, en présence d’un aréopage de personnalités:
M. Pierre BRUN, maire du Châtelet, conseiller général et président de l’union des maires.

MM. Paul SERAMY, député maire de Fontaine-bleau et président du comité départemental du tourisme, PEZOUT, député maire de Montereau, DURAND, chargé de mission au cabinet de M. Marc JACQUET, ministre du tourisme.Dans les années 70, il deviendra, «Village de caravanes LA MUSSINE».

Le 16 août 1984, un arrêté municipal autorise M. Morel à aménager un terrain de 1500 m2 destiné à l’implantation de 51 habitations légères de loisirs et de 34 abris de jardins.
Une mise en conformité avec les normes d’équipement minimum est nécessaire.
Ainsi le caravaning devient, à cette époque Parc Résidentiel de Loisirs bien qu’une grande partie du domaine reçoive encore des caravanes.



«Collections de cartes postales de la SHCB»

De 1984 à 1993 M. Morel vend progressivement ses parcelles aux particuliers.
Cela a pour conséquence la création d’un Syndicat des Copropriétaires de la Mussine qui se substituera à l’autorité de l’ancien PDG, M. Morel.
Après une période floue quant à la dénomination de la copropriété, c’est en 1993 que le maire, au nom de la commune, accorde un permis de construire global pour l’implantation d’habitations légères sur l’ensemble de la copropriété.
Il devient alors définitivement, ce qu’il est encore aujourd’hui :
« Parc Résidentiel de Loisirs ».

En guise de conclusion, on peut légitimement dire que «La Mussine» porte bien son nom. Il n’est autre que ce havre de paix où l’on se cache pour se reposer et y vivre heureux.
Tel l’adage communément répandu: Pour vivre heureux, vivons cachés.

 

 

Villa colette en 2009
"collection photos SHCB 2009"
 

 

Le Parc Résidentiel de la MUSSINE en 2009 collection photos SHCB 2009"

retour en haute de pageRetour en début de page retour en haute de page